Bienvenus dans notre cauchemard

Bienvenus dans notre cauchemard
Tout d'abord, nous vous souhaitons la bienvenue sur ce blog ou nous exposerons une histoire ecrite a deux. Deux jeunes filles ayant les meme gouts et partageant leurs secret : Alexis et Karen. Du fait de notre amitie, cette histoire st en quelque sorte un lien en plus entre nous, un pont reliant nos talents respectifs et notre amour pour la litterature sombre. Sans vous faire attendre encore plus, nous ecourtons cet article de bienvenue pour vous laisser acceder a cette histoire.

AVERTISSEMENT :
[ ! ] Cette histoire est deconseillee aux ames sensibles du fait de la presence de sang, de moment reduisant l'etre humain a un etat de dechet et de sensation assez violentes au niveau humain. Nous vous avertissons d'avance, et vous remercions de votre comprehension

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 05:27

Modifié le mardi 18 août 2009 11:36

Resume et sommaire

Resume et sommaire
RESUME :

Deux enfants "différents": Alexis, enfant morne vivant dans son propre monde, ne pouvant s'y extraire; Karen, enfant schizophrène, effrayée par sa nature. Leurs parents, par dépit, les abandonnent à un centre pour enfants "anormaux" : Le centre du sombre rire. Imaginant un lieu ou leurs enfants pourront se "normaliser", ils ne se doutent pas du fait que ce centre ne soit qu'une façade... Sans le savoir, ils auront vendus leurs enfants à un homme qui en fera des bêtes de foire.

Nous vous presentons l'histoire de deux enfants cruels, deux enfants monstres

SOMMAIRE :

PAGE 1 :

*Bienvenus dans notre cauchemard ==> [ * ]

* Resume et sommaire ==> [ * ]

* Prologue == > [ * ]

* Chapitre 1 : Depart [ Alexis ] ==> [ * ]

* Chapitre 1.5 : Depart [ Karen ] ==> [ * ]

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 05:57

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 08:48

Prologue

Prologue
Il est dit que tout homme nait digne et meurs en préservant toute sa dignité d'être humain... les humains sont vus comme des êtres supérieurs... dirions-nous « supérieurs au point de domestiquer leurs semblables » ? Ils se voient comme incarnant la perfection, deux mains, deux jambes, un visage qu'ils jugent « sublime », des capacités surpassant les animaux et autres créatures éphémères, une capacité a vivre plus longtemps... Pourtant, en ce qu'ils jugent comme étant la perfection, ils possèdent cet esprit qui les pousse au carnage et à l'asservissement, cette envie toujours grandissante de voir se baisser devant eux les autres « êtres supérieurs », le pouvoir de posséder les autres de par leur suprématie personnelle, cela ne s'en voit que plus affligeant. L'innocence se voit rabaissée, la difformité est exclue... Nous... enfants difformes de c½ur et d'esprit... Enfants que l'on a désiré jeter... qu'est ce qui nous a conduit a être des bêtes de foires ? Qu'est ce qui nous a pousse a nous rencontrer en de si tristes conditions ? Des enfants normaux se seraient vus a un parc ou sur un terrain de jeux... pourquoi ne nous trouvions nous pas dans de pareilles circonstances ? Deux enfants... Enfants difformes... Enfants monstres.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 06:37

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 08:11

Chapitre 1 : Depart [ Alexis ]

Chapitre 1 : Depart [ Alexis ]
Enfant morne, je ne peux pas me dire normale. Refusant de jouer, de manger avec les autres, restant cloitrée constamment dans ce réduit qui me sert de chambre, je me terre dans un monde qui me semble propre, un monde de noir et de gris, un univers ou plus rien ne peut passer, d'où plus rien ne peut s'échapper... Mes parents semblaient affliges par mon état de mutisme constant, pour une enfant de quatre ans, j'étais bien anormale. Jouant a mes heures sur le carrelage froid de la cuisine ou sur le parquet cire de ma chambre, je ne trouvais meilleure distraction que de m'imaginer des formes abstraite parcourant la pièce, a voir des créatures difformes se faufiler jusqu'à moi pour me tendre une main a trois doigts ou arborant un visage borgne... enfant anormale, c'était bien le mot pour me designer.

Ma famille ne pouvait me comprendre, ils me délaissaient finalement ; après tout, quelle utilité de s'occuper d'une enfant telle que moi ? Leur espoir se voyait renaitre lorsque naquit mon jeune frère... mes parents devenaient si doux... ils l'aimaient, le chérissaient comme jamais ils ne m'ont chéris. Tentant de me convaincre de l'accepter, d'accepter ce petit être fragile... ils me disaient continuellement de cette voix faussement douce :
_ Regis est ton gentil petit frère Alexis, tu dois prendre soin de lui comme toutes les grandes s½urs...
Moi ? M'occuper de cet enfant alors que je ne pouvais même pas m'occuper de mon propre corps ? Pour qui me prenaient-ils donc ? A croire que la venue de cet enfant leur ai redonne l'espoir de posséder une digne progéniture...

Je maigrissais a vue d'½il, refusant de me nourrir, je ne pouvais que m'en porter plus mal... Regis était, loin de moi, un enfant doux et paisible, mangeant avec appétit et jouant avec l'eternel sourire des enfants... le regarder me donnait une impression de différence considérable... Au fil du temps, tandis que mon jeune frère grandissait dans un bonheur sans faille, je sombrais dans ce subconscient qui me submergeait complètement.
Je devais avoir six ans lorsque j'ai surpris la conversation de mes parents ce soir-la... Ils parlaient de me jeter, de m'abandonner a de quelconque personne ayant la capacité de s'occuper de moi... Un asile ? Peut être pas, pour une enfant telle que moi, cela semblait une solution plus désespérée qu'autre... me laisser a un centre particulier ? Qui sait, cela pourrait porter ses fruits... mais comment expliqueraient-ils mon état physique ? Enfant d'une maigreur effrayante, une peau bronzée a l'extrême du fait que mes journées se déroulaient sous le halo solaire parcourant ma chambre par cette fenêtre par laquelle je regardais souvent le monde extérieur, des yeux soulignes par des cernes du fait de mon insomnie, des cheveux graisseux du fait de mon refus catégorique de les laver...

Une semaine passa sans que rien ne se passa, Qu'allait-il advenir de moi ? Je me le demandais...
Peu de temps après, mes parents vinrent me voir dans ma chambre, ils semblaient affligés par la décision a prendre, mai sils n'avaient plus d'autre choix. Ils m'expliquèrent que je devais aller passer quelques mois a un centre, ils disaient que ce serait une sorte de grande maison avec pleins d'enfants avec lesquels je pourrais jouer, ils disaient que je pourrais devenir comme les autres et que lorsque ce serait fait, je pourrais revenir a la maison et pourrais être heureuse... je me contentais de leur sourire sans savoir pourquoi mes lèvres esquissaient ce rictus. Ils me changèrent mes habits sales, ma mère se décida a me faire prendre un bain pour faire bonne figure au centre, mais lorsqu'elle versa de l'eau sur mes cheveux, je me mis a hurler, ce qui la contraignit a abandonner cette idée. Une fois propre, je sortis de la maison escortée de mes parents, ma mère a droite mon père a gauche, croyaient-ils que j'allais m'enfuir pour m'encadrer ainsi ?

Nous pénétrâmes dans la petite voiture rouge, voiture familiale dans laquelle je n'entrais pour ainsi dire jamais... les sièges n'avaient rien de confortables de mon point de vue. Mes parents assis a l'avant, mon père au volant, moi, assise a l'arrière, le visage colle a la vitre fermée, j'observais le paysage défilant sous mes yeux, m'émerveillant de ce nouveau monde qui se déployait sous mes yeux. L'envie de toucher ces immeubles, ces verts pâturages de natures, les rares restes intact de par la barbarie des hommes a la déformer de buildings hideux, Tournant ma tête vers le rétroviseur, je vis le visage de ma mère s'y refléter, elle avait les traits tendus par une tristesse venant d'on ne sais ou ; mon père quant a lui, serrait les dents, comme pour s'empêcher d'exprimer un sentiments pouvant ruiner le moral de sa conjointe.

Nous arrivâmes finalement devant une grande bâtisse aux murs blancs. Sortant de la voiture, nous nous retrouvâmes devant un bâtiment imposant, je me sentis comme écrasée sous son poids ; une étrange impression s'en dégageait. Mon père s'avança vers l'immense porte en bois ancien et tira sur ce qui semblait être une petite sonnette ancienne. Une domestique ouvrit la porte, travaillant dans un centre pour enfants, elle ne semblait pas des plus joviales. Nous demandant nos identités, elle nous dit d'une voix tremblante que le directeur de l'établissement nous attendait dans son bureau...

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 06:52

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 13:03

Chapitre 1.5 : Depart [ Karen ]

Chapitre 1.5 : Depart [ Karen ]
Le bruit de quelque chose qui se brise par terre, les pas de mes parents qui retentissent dans les couloirs pour accourir au salon ou je me trouve actuellement... Ils semblent furieux a la vue du vase en morceaux ; maman l'aimait tout particulièrement avec ses belles orchidées dessinées tout autour. Mon père me demande pourquoi je l'ai casse ; c'est pas moi, c'est Alicia ! Je proteste mais ils ne me croient pas. Ma mère me prend par le bras et m'entraine dans ma chambre ; c'est Alicia, je n'y suis pour rien !
_ Alicia n'existe pas Karen ! Ne remet pas la faute a ton amie imaginaire ! me rétorque ma mère d'un ton sévère.
_ C'est pas mon amie ! Elle est méchante ! Elle fait des bêtises pour me faire punir !
Alicia n'est pas mon imagination, j'ai appris à la connaitre. Comment est-ce qu'on dénomme les gens dans mon cas déjà ? Ah oui, ca me reviens ; des schizophrènes. Alicia est comme qui dirait l'autre qui habite mon corps. Mes parents ne croyaient pas en elle ; mais moi je savais qu'elle était la, a vouloir jouer les catastrophes ambulantes. A sept ans, je croyais en Alicia, bien qu'ignorant qu'elle faisait en fait partie de moi, je pensais que c'était juste une personne qui utilisait mon corps pour me jouer des tours. Mes parents se sont habitues a elle, mais étaient toujours des plus suspicieux en ce qui concernait son existence. Depuis toute petite, Alicia m'habitait ; je n'irais pas a dire qu'étant bébé, elle était déjà la, ce serait excessif, mais a l'âge ou je pouvais m'exprimer, elle était arrivée, je devrais dire que j'avais quatre ans quand elle est née. Elle me faisait peur, ses bêtises prenaient de l'ampleur, on aurait dit une gamine aux pulsions destructrices ; si ce n'était pas les objets précieux de la maison, elle détruisait mes feutres, déchirait les feuilles de mes cahiers d'école, poussait les autres enfants quand j'allais a l'école ; a cause d'elle, j'ai dut oublier l'idée de me faire des amis, a peine me suis-je entendue avec une personne qu'Alicia l'éloignait de moi. C'en fut a tel point que j'ai commence a avoir peur ; que ferait-elle la prochaine fois ? Je n'arrivait pas a dormir, Alicia en profiterait si je dormais. Lorsque je me contemplais dans le miroir de la salle de bain, je voyais ces yeux semblables aux miens me fixer, je voyais ce visage qui était trait pour trait le même que celui que je possédais, je me souriais dans la glace, me faisais des grimaces, essayait de toucher mon nez sur le reflet ; puis brusquement je me mettais a demander :
_Toi aussi tu t'amuses, Alicia ? J'aimais bien parler avec elle comme ca, en face a face. Mes parents voyaient bien que quelque chose n'allait pas chez moi ; c'est pourquoi j'ai commence à consulter un psychologue pour enfant. La thérapie fut simple ; il plaçait un miroir face a moi et me demandait qui j'y voyais ; je répondais fidèlement que j'y voyais Alicia. Il me demandait alors pourquoi Alicia avait le même visage que moi et bougeait comme moi au moment ou je faisais un mouvement devant le miroir. Je répondais alors qu'elle n'avait pas le choix, qu'elle était en moi et qu'elle était obligée de faire pareil. A force de continuer pareillement, il se retrouva au dépourvu, comment convaincre cette enfant qu'elle était des plus normales ? Je ne sais pas, après tout, c'était a lui de me normaliser, pourquoi se demander comment faire ? De réflexions enfantines, je parvins a demander au psychologue de parler directement a Alicia, mais comment le pouvait-il, lui qui était si étroit d'esprit, il se disait qu'il me parlait a moi alors que c'était Alicia qui lui faisait face a cet instant. Pauvre homme, si seulement il savait que tout n'est pas crédule. Peu de temps après ma dernière consultation, il convoqua mes parents pour leur parler de ses constations. Il baragouina quelques paroles sans trop de sens mais effectivement, se trouvant face a un soi-disant professionnel, ils croyaient tout ce qu'ils entendaient. A la fin de leur conversation, il conseilla a mes parents de me faire entrer dans un centre qui traiterait apparemment des cas d'enfants semblable a moi, enfants en difficultés. Ce centre aurait pour nom « le centre des sombre rires » ou autre nom semblable, je n'ai nulle certitude. N'ayant d'autre choix que cela, ils m'y emmenèrent. Le chemin fut assez long, bien qu'étant en voiture, au point que je me sois endormie sur la banquette arrière sans le vouloir. Mes songes furent peuples d'enfants difformes jouant entre eux, je me suis réveillé en sursaut. Tournant la tête vers la fenêtre a ma droite, je vis un chemin de verdure, nous avions quitte la ville apparemment ; ce centre était-il donc si éloigné ? Apres encore quelques instants a rouler, nous nous retrouvâmes devant une immense bâtisse ; au dessus du grand portail en fer était inscrit en lettres argentées en lettre gothique : « CENTRE DES SOMBRES RIRES ». Le nom même de cet institut donnait froid dans le dos. La porte de la bâtisse s'ouvrit en grinçant lorsque nous sonnâmes une clochette d'aspect ancien, et une domestique sinistre pointa son nez dehors. Nous faisant entrer, elle nous demanda qui nous étions et nous dit ensuite que le directeur nous attendait dans son bureau pour mon inscription au centre...

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 07:26

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 08:37